Dans de nombreux pays du monde, les gens utilisent les e-cigarettes comme alternative à la cigarette classique. Certains gouvernements ont reconnu le potentiel des e-cigarettes et font la promotion de la vapeur en tant que moyen d’arrêter de fumer, comme en Nouvelle-Zélande. Cependant, il existe aussi des pays comme la Thaïlande ou Singapour où l’utilisation de la cigarette électronique est strictement punie suite à la différence de coutumes et de règles. La question de savoir si la vapeur doit être encouragée ou fortement réglementée par les gouvernements respectifs fait l’objet de débats dans certains pays pour et contre les e-cigarettes. Ces controverses conduisent en partie à des réglementations différenciées pour l’utilisation et l’importation des e-cigarettes et des liquides. Il s’agit, par exemple, de la réglementation selon laquelle les liquides contenant de la nicotine sont classés comme des médicaments pour le sevrage tabagique ou, au contraire, même comme du poison – comme en Australie. Souvent, les interdictions visant les e-cigarettes n’existent pas, mais elles s’appliquent aux liquides contenant de la nicotine.

USA et Russie : l’e-cigarette acceptée comme une chance d’arrêter de fumer

Aux États-Unis d’Amérique, la vapeur est toujours autorisée, bien qu’il ait été envisagé dans le passé d’introduire des règles et des réglementations strictes. Or, c’est exactement le contraire qui se produit aujourd’hui : l’autorité réglementaire américaine FDA a reconnu le potentiel de la e-cigarette et y voit une opportunité pour arrêter de fumer.

La vente de e-cigarettes et de liquides contenant de la nicotine est généralement autorisée, mais la vente aux enfants et aux adolescents est bien sûr interdite. Toutefois, selon les États, il existe des restrictions légales. Il s’agit notamment d’interdictions de publicité et de restrictions concernant la vaporisation dans les lieux publics, car elles s’appliquent également aux cigarettes de tabac conventionnelles.

Le ministre russe de l’industrie et du commerce, Denis Manturov, a plaidé au printemps 2018 pour que les e-cigarettes soient moins réglementées et taxées par rapport aux cigarettes conventionnelles. L’objectif étant d’inciter les fumeurs à cesser de consommer du tabac nocif, la vape se présente alors comme une alternative. En effet, environ 40 % de la population russe sont des fumeurs et chaque année, un demi-million de personnes en subissent les conséquences sur leur santé.

La vente et l’achat de e-cigarettes ou de liquides contenant de la nicotine sont légaux, et les restrictions légales pour les cigarettes de tabac ne s’appliquent pas également aux e-cigarettes. Il est donc possible de fumer à la vapeur dans les lieux publics, les bars ou les restaurants sans restriction.

Vaporisation autorisée, interdiction des e-liquides contenant de la nicotine dans certains pays

En Hongrie, les e-cigarettes et la vaporisation sont généralement autorisées. Cependant, le gouvernement interdit la vente de liquides contenant de la nicotine. Toutefois, les vacanciers sont autorisés à apporter 150 millilitres de ce liquide contenant de la nicotine pour leur propre usage.

Des dispositions similaires s’appliquent à Israël. En principe, les gens sont autorisés à y faire de la vapeur, mais la vente de liquides contenant de la nicotine est également interdite dans ce pays.

Au Japon aussi, ce ne sont pas les e-cigarettes mais les liquides contenant de la nicotine qui sont à l’honneur et en plus d’une interdiction de fumer en public. Comme en Israël et en Hongrie, par exemple, il existe également une interdiction générale d’importation de liquides contenant de la nicotine, et il faut alors s’attendre à la confiscation des liquides contenant de la nicotine à l’entrée du pays. Le gouvernement de l’État insulaire autorise tout de même l’utilisation des e-cigarettes, mais uniquement en privé et non en public. En cas d’infraction, les navires à vapeur doivent s’attendre à une amende d’environ 15 euros.

En Australie, les vapeurs peuvent généralement être utilisées pour la cuisson à la vapeur, mais la vente de e-cigarettes est interdite dans certaines parties du pays et limitée dans d’autres régions. Les liquides contenant de la nicotine sont interdits par l’État, car les autorités classent ces liquides comme des poisons dangereux en vertu de la loi sur les dispositifs médicaux. Les vacanciers qui entrent dans le pays avec des liquides contenant de la nicotine ont besoin d’un permis médical spécial pour importer ces liquides.

Des sanctions sévères pour les vapoteurs en Thaïlande, et commerce interdit en Turquie

Une prudence particulière est requise pour les steamers au pays du sourire ! L’importation de e-cigarettes et de liquides en Thaïlande est interdite, comme l’ont confirmé les autorités douanières, et la production est soumise à des sanctions sévères. Bien qu’il existe une scène de bateaux à vapeur dans le pays, les marchandises importées sont souvent confisquées. La consommation de vapeur en public et la possession de cigarettes électroniques peuvent être punies de 5 ans d’emprisonnement au maximum. D’autres sources parlent même d’une sentence d’une durée 10 ans.

Les vacanciers thaïlandais déclarent toutefois qu’ils n’ont pas eu de problèmes pour faire de la vapeur dans les grandes villes et qu’ils ont également obtenu des liquides et des accessoires de e-cigarettes. Cependant, touriste un Suisse s’est retrouvé derrière les barreaux pendant l’été 2017 pour avoir fait de la vapeur et posséder une e-cigarette. Il a notamment été menacé de plusieurs années d’emprisonnement, mais a finalement été libéré contre paiement d’une amende.

L’utilisation des e-cigarettes demeure légale en Turquie, mais les vapeurs ne peuvent s’échapper qu’à l’extérieur. Ceux qui utilisent leur e-cigarette dans des zones marquées comme étant non-fumeurs risquent de lourdes amendes. Officiellement, le gouvernement interdit également le commerce des e-cigarettes et des liquides. L’importation commerciale de e-cigarettes et ses accessoires reste interdite et le gouvernement ne délivre pas de licences pour l’ouverture de boutiques de vente de produits à vapeur.

 

Philippines : Vapeur uniquement dans les zones désignées

Aux Philippines, le président du pays, ancien fumeur à la chaîne, mène son combat personnel contre le tabagisme, la consommation de drogue et le jeu. Il a édicté des interdictions et des réglementations strictes sur la publicité, la vente et la consommation de cigarettes et, dans le même temps, sur les e-cigarettes. Bien que les e-cigarettes et les liquides soient toujours légaux, en public, la cuisson à la vapeur n’est autorisée que dans des zones désignées. Un groupe de travail de la police veille au respect de la loi. En cas d’infraction, celle-ci est punie d’une amende pouvant aller jusqu’à 90 euros et même d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à quatre mois.