La cigarette électronique se distingue de la version classique surtout par ses composants. Elle ne renferme aucune des substances cancérigènes de la tige à tabac. Elle reste aussi spéciale, de par son mode de fonctionnement. En effet, elle ne donne lieu ni à une combustion ni à une fumée. Considérée comme une alternative saine à la cigarette classique, l’e-cigarette est-elle un produit dédié à la médecine ?

Une solution pour fumer sainement

Le seul point commun entre la cigarette électronique et la tige à tabac réside au niveau de la gestuelle. Le vapoteur peut garder l’habitude d’inhaler et de contempler de la fumée. En effet, cette dernière n’est pas une véritable fumée, mais de la vapeur, pour l’e-cigarette. Elle ne contient pas de tabac. La vapeur n’est pas non plus issue d’une combustion.

Le vapoteur inhale de la vapeur issue du chauffage d’un liquide. Appelé e-liquide, il est constitué du propylène glycol, de glycérol et d’arômes. Il peut contenir ou non de nicotine. Cette dernière version de cigarette ne contient donc aucune des substances présentes dans la tige à tabac. Elle permet ainsi de fumer de manière plus saine tout en offrant aux ex-fumeurs l’occasion de garder leur ancienne habitude.

Jusqu’à présent, aucune étude ne montre les effets négatifs du vapotage. Les risques dus à l’usage régulier et prolongé d’une e-cigarette restent ainsi mal connus. Pourtant, les scientifiques soulignent que les effets toxiques ou irritants de ses composants sont littéralement minimes. D’ailleurs, l’institut national du cancer signale que cette cigarette innovante n’a rien à voir avec les cancers dus au tabac. Ils sont liés étroitement aux substances cancérigènes présentes dans la cigarette traditionnelle, comme le benzène, le chrome et l’arsenic.

La vapeur des e-cigarettes ne renferme non plus aucune des particules fines issues de la fumée. Elles sont souvent jugées être à l’origine de nombreux cas de maladies cardiovasculaires. Les cigarettes électroniques permettent donc de réduire les risques chez les fumeurs. Elles constituent une bonne option pour réduire ou éviter la consommation de tabac.

Un produit de consommation courante

Les cigarettes électroniques, avec leurs recharges, sont classées parmi les produits courants. Elles respectent, de ce fait, la législation en vigueur concernant la sécurité de la consommation. Leur teneur en nicotine est, à titre d’exemple, limité à 20 mg/ml. La capacité de leurs réservoirs ou cartouches ne doit pas non plus dépasser les 2 ml. Les flacons de recharge, quant à eux, sont limités à 10 ml.

Mais l’utilisation des cigarettes électroniques sort de ce champ, avec l’avis du HCSP ou Haut Conseil de santé publique, en 2016. Il les considère comme des dispositifs d’aide à l’arrêt définitif à la consommation de tabac. Classées moins nocives, elles aident les fumeurs à oublier le tabac en douceur. Elles les mettent ainsi à l’abri des malaises du sevrage tabagique.

Une option moins nocive que la cigarette traditionnelle

Son principal composant étant le propylène glycol, l’e-cigarette ne présente aucune toxicité à court terme. D’ailleurs, ce produit est utilisé comme additif alimentaire. Le glycérol ne devient non plus toxique que sous une température dépassant les 250 degrés. Les scientifiques n’ont pas encore effectué d’études sur les effets négatifs des composants de la cigarette électronique chez l’être humain. Toutefois, les réactions restent généralement les même chez l’Homme que chez les animaux.

D’après les résultats de plusieurs études animales, le propylène glycol, même à forte dose, ne présente aucune toxicité sur le développement et la reproduction des lapins. Les tests ont également montré que le produit est loin d’être létal chez le rat. Aucune alerte n’est également donnée par les professionnels de la médecine, en ce qui concerne le petit dispositif. L’introduction du propylène glycol ne présente non plus aucun signe d’alerte chez les femmes enceintes.

Un dispositif médical à certaines conditions

L’univers de la médecine s’intéresse à la cigarette électronique, uniquement si elle est utilisée comme un produit d’aide au sevrage tabagique. Il exige également que son dosage nicotinique doive aller au-delà du seuil indiqué.  D’une manière générale, une e-cigarette n’est considérée comme un dispositif médical que si elle est qualifiée « médicament ». Dans ce cas, sa mise sur le marché requiert une AMM ou autorisation de mise sur le marché.

Toutefois, l’Académie nationale de médecine considère l’e-cigarette comme un vrai « médicament ». Dans son rapport publié en 2015, il considère ce produit comme le principal responsable de la baisse du tabagisme. L’académie veut même que les cigarettes électroniques soient mises à disposition des fumeurs qui souhaitent oublier le tabac. Elle recommande ainsi l’utilisation d’une e-cigarette en tant que médicament.

Les psychiatres, notamment Dr Keith Ablow, professionnel de santé et journaliste de l’univers médical pour Fox News, incitent également les fumeurs à utiliser les cigarettes électroniques. Elles constituent la meilleure solution pour ceux qui ont du mal à arrêter définitivement de fumer. D’ailleurs, des études menées auprès des fumeurs aux Etats-Unis montrent le succès de ce produit dans le processus du sevrage tabagique.